( 16 février, 2008 )

De l’auteur…

V E R I T E quand tu nous tiens !

En 2011, soit près d’un demi siècle après les « Accords d’Evian » mettant fin à l’un des plus horribles drames, s’élèvent de très nombreuses voix pour dénoncer l’imposture et la forfaiture, pour condamner l’ignominie et l’abjection, pour clamer l’innocence, la Justice et la Paix souvent au prix de sacrifices immenses et dans de nombreux cas au prix du sacrifice suprême de part et d’autre de la Grande Mer Tranquille qu’est la mer Méditerranée.

   Bientôt le cinquantenaire de notre indépendance (2012) et mieux vaut se remettre au diapason de la réalité que de se fier à l’exigence stomacale si courante alentour de nos malheureux jours puisque la vénalité semble, hélas, gagner du terrain jusqu’à polluer l’atmosphère.  Mais, bon, « revenons à nos moutons »!

          Quel téméraire des contrées « sous-dév » oserait, en tant qu’appelé sous les drapeaux en période d’hostilité, écrire au Président de la République son refus de porter les armes ? Non par peur de mourir mais par courage et pour l’honneur de la Patrie. Alban Liéchti, aux Editions « Le temps des cerises » nous gratifie de « Le Refus » (le sien, en fait) de porter les armes contre le peuple algérien luttant pour son indépendance. Il a préféré braver par deux fois le Tribunal Militaire que de heurter sa conscience en partisan du »Mouvement Français de la Paix ». Chapeau bien bas, Alban ! Pour l’Honneur et la Justice que guide la Grandeur !

      Albert Nallet, un autre appelé de la même période, en 1957/58, nous relate dans « On n’efface pas la vérité » (aux Editions Aléas) son témoignage sur les exactions soldatesques dans les djebels kabyles du côté Iferhounene.

      En douceurs civilisatrices de la colonisation ‘positive’ ! Olivier Le Cour Grandmaison, lui, en sa qualité de professeur émérite et éminent historien, nous rapporte « Coloniser Exterminer » (Editions Fayard Paris 2006) sur l’occupation française en Algérie. Et ce serait le plus grand des crimes que de ne pas lire cette excellente analyse pour qui cherche à comprendre la tourmente passée et le chaos présent.

     On pourrait y ajouter trois fort intéressants ouvrages de Jean Galland aux titres évocateurs à souhait : « En Algérie du temps de la France », « La tête ici, le coeur là-bas » et « Algérie : L’indépendance : le combat continue » (Editions Tirésias).

                   Le témoignage de Maxime Picard, enseignant du bled, kidnappé par les maquisards durant presque un semestre, dans « Chez moi en Kabylie » se passe de commentaire. Malgré cette captivité, ô combien mémorable à plus d’un titre, il a continué son oeuvre d’enseignant pour ne rentrer au bercail douillet de son pays que bien après notre indépendance!

         Albert Valade nous rappelle, lui,  »Oradour sur Glane 10 juin 1944″ où furent entassés 642 civils de tout âge et des deux sexes pour y être brûlés vifs à l’intérieur de l’église. Le temps importe si peu pour faire jaillir la Vérité du fond du puits. Cet ouvrage-souvenir imprimé en France en mai 1999 aux éditions »De la Veytizou  SARL », soit 59 ans après ce drame, est primé par »Prix des Arts et Lettres de France Section Histoire » pour les férus de la réalité que nul n’a le droit d’oublier.

     Que dire, alors, de la timide révélation de l’Histoire par Akli Chebbah dans « Légataires du patrimoine (Imawlan n’etmurt) (aux Editions NK 59800 Lille France) sinon un ‘petit râle’ d’opprimé de qui milite, pourtant, pour une Amitié entre les peuples, en général, entre les peuples français et algériens en particulier ?

                         A ne lire donc que si l’on a la disponibilité morale pour ce « chiffon des ravines du bled » en conformité avec ce qui est dit plus haut.

Akli Chebbah

7 Commentaires à “ De l’auteur… ” »

  1. akli chebbah dit :

    c un exellent travail bonne suite

  2. chebbahakli dit :

    En introduction du livre »Légataires du patrimoine »: »C’est quoi l’Algérie pour toi?….Le cadran gradué des appréciations – des dépréciations,en vérité- est tellement étendu que l’aiguille vacille aux antipodes des goûts, de l’état d’âme et des sentiments émanant du nif ou du kerch ou du tejriba(de l’honneur de patriote zélé ou de ce sac stomacal insatiable toujours tentateur et souvent triomphant ou enfin cette expérience endurée aux traces indélébiles et qui se sérine sans cesse)…notre homme penseur ou panseur selon que l’Algérie lui est profits pluriels ou privations multiples…de qui monnaie sa devise au coefficient douze dans son « bled pourri ou son bled mickey » Il y en a pour qui les termes Algérie et Algériens sont rébarbatifs… »Que m’ont apporté tes quarante ans d’indépendance? et que retorquer à l’Algérien de cinquante ans toujours célibataire, sans travail, sans logement et sans horizon…Pourquoi en ce début de juillet 1962 les Algériens d’Algérie ou de Métropole ont voté à plus de 99% pour l’indépendance sans la France.. Ce livre vous promènera depuis l’Aurore de l’Humanité jusqu’aux heures tragiques de la décolonisation… »

  3. akli chebbah dit :

    Remerciements
    Ne pouvant répondre individuellement à chacune comme à chacun des audit(rices)eurs qui ont bien voulu m’envoyer qui par sms sur internet, qui par messages sur mon blog, qui par appels téléphoniques qui par interpellations pour m’encourager du travail décrit dans mon modeste écrit »Légataires du patrimoine »(imawlan n’et’murt)après la diffusion sur Berbère Télévision du 03 novembre dernier,je tiens à les remercier vivement de leur sympathie m’étant allé droit au coeur. Azzul et tanmirt!

  4. akli chebbah dit :

    Confusion gravissime très regrettable et surtout très préjudiciable que de considérer une seule et unique »franssa » quand la position est d’importance selon la droite, le centre, la gauche, les intermédiaires et les extrêmes.En fait, il y a « fafa coloniale » et ses lots de malheurs cauchemardesques que d’aucuns qualifient de « positifs et civilisateurs » en « fafa » des Hauteurs et de tous les Pouvoirs. Mais il y a, aussi et bien évidemment la France profonde, celle du peuple républicain et démocrate aux valeurs des Droits de l’Homme et de tous les Honneurs.
    Point n’est donc besoin de quêter un quelconque pacte d’amitié lequel Pacte d’Amitié a bel et bien – et depuis toujours – existé entre Algériens et Français tant en Algérie qu’en France métropolitaine.Un Pacte réel et concrêt, un Pacte amical et fraternel puisque signé de sueur et de sang de part et d’autre de la Mer Méditerranée. En vrai Pacte d’Amitié permanent n »en déplaise aux »redingotés d’hier ou d’aujourd’hui, et même de demain » des salons feutrés ou des sombres couloirs ou de toute tribune aux parlottes désuètes et aux macabres plans. C’est que pour ce Pacte des Peuples, il en est tombé des nôtres dans la bravoure suprême sur le sol gaulois comme il en est tombé de ces fils de la saine semence française pour notre cause sacrée durant les Grands Orages. L’oublier ou l’ignorer ne serait que pire insulte à ces nombreux bâtisseurs de la Justice et de la Paix de tous les instants et de tous les horizons. D’où ces »Imawlane net’murt » en « Légataires du patrimoine » que présente votre humble serviteur, Akli Chebbah, aux Editions N K 59 rue Anatole de la Forge 59000 à Lille en France.
    Voir »akli chebbah » sur Yahoo ou sur Google

  5. akli chebbah dit :

    Quelle mentalité et quel raisonnement n’entend-on pas par ci par là. Il est logique et légitime de défendre ses intérêts pour peu que ces intérêts soient légaux et légitimes. Or l’on assiste à des revendications qu’imposent la force’ et l’injustice puis dès que surgit le lésé pour reprendre son bien l’on crie au scandale du voleur qui se plaint victime. Imaginez-vous agressé et dépouillé chez vous, humilié et violé chez vous, banni et interdit de chez vous comme traitement de faveurs.
    Puis lorsque l’on s’oppose pour remettre les choses en place on se fait appeler d’ingrats « méchants,voyous, assassins, égorgeurs » et autres « sucreries coloniales ». L’un réclame son bien c’est-à-dire la terre spoliée des aîeux, l’autre se croit détenteur des biens obtenus par ses parents ayant usé de feu ety de sang. Ainsi du colonisé et du colonisateur. A vous de trancher des deux qui « a raison et qui a tort » quand il y a prise de bec ou de corps, quand on en arrive aux mots, aux mains et aux armes blanches ou lourdes. Moi, j’ai opté pour « Légataires du patrimoine »(imawlane net’murt) et pour les Phjilouzes aux Editions N K 59 rue Anatole de la Forge à Lille 59000 France.

  6. chebbah dit :

    Pour peu que l’on soit inventif, un chouya créatif avec de l’imagination,on peut conter des histoires « à tout berzing » mais raconter l’Histoire, c’est bougrement plus complexe.
    Le récit des faits évènementiels exigent des dates, des lieux, des hommes, des causes et des conséquences dans un respect total pour échapper à la contestation. Donc de la recherche, il en faudra beaucoup.
    Alors que le roman, lui, s’écoule au gré du romancier sagace tel un promeneur vadrouille en tout sens dans une randonnée plaisante.

Fil RSS des commentaires de cet article. | Trackback

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

|